

Credit: WaterAid / Suzanne Fenwick
Dans le cadre de la campagne visant à résoudre la crise mondiale de l'assainissement, le réseau WES - qui regroupe des ONG impliquées dans le secteur de l'eau et de l'assainissement au Malawi - fait pression sur son gouvernement pour qu'il encourage l'assainissement dans le cadre du programme national de développement.
Au Malawi comme dans de nombreux autres pays du monde en développement, les diarrhées contribuent énormément au taux élevé de mortalité des enfants de moins de cinq ans. Pourtant, le simple fait d'éliminer les excréments de façon hygiénique réduit les diarrhées infantiles d'environ 40%.
Le 19 novembre, à l'occasion de la Journée mondiale des toilettes, les membres du réseau ont souligné les bénéfices financiers qui résultent de l'installation de sanitaires. Ils ont insisté sur le fait que les économies réalisées sur l'achat des médicaments qui servent à soigner les maladies causées par l'absence d'installations sanitaires, comme la diarrhée, seraient plus importantes que le coût d'investissement dans des sanitaires.
Des études ont montré "qu'aucune politique d'intervention n'apporte de plus grands bénéfices en termes de santé publique que l'assainissement". Selon le Rapport sur le développement humain publié par les Nations unies, un dollar investi dans l'assainissement en rapporte 9.
Si le collectif WES reconnaît les efforts entrepris par le gouvernement du Malawi pour améliorer l'assainissement dans le pays - notamment l'élaboration de la Politique nationale de l'assainissement - et salue le processus continu de développement d'une politique de l'assainissement, il souhaite néanmoins une conclusion rapide du processus, et demande instamment son adoption et sa mise en œuvre intégrale de toute urgence.
WES-NGO demande notamment:
Organisations membres du réseau WES NGO
WaterAid, Water for People, CCAP Synod of Livingstonia, Work for Rural Health, Targeted National Relief and Development (TANARD), Training Support for Partners (TSP).